Combinaisons. Chapitre 4

 

De l’importance des années disco

Au début des années 40 une grande pionnière du Sportwear, Vera Maxwell crée une combinaison ‘riveting Rosies’ vendue à des millions d’exemplaires symbolisant les femmes qui prennent le pouvoir. Même s’il ne s’agit que de sa tenue pour jardiner pendant les années 50, le modèle véhicule les valeurs d’une femme qui travaille et qui est maitre de son destin.

Il faut attendre les années 60 et la tendance futuriste, née avec les astronautes, nouveaux héros des temps modernes, pour que Courrèges exploite la combinaison et la projette sur les podiums.

Saint Laurent suit, puis Dior, Givenchy et Balenciaga dans les années 70, décennie des Combinaisons.

Porter une combinaison devient un moyen de se démarquer et le disco va être la musique idéale pour faire briller les jumpsuits : en satin, en lamé, en sequins, en éponge, c’est le vêtement des femmes qui s’affirment et qui se libérent : Cher, Farrah Fawcett, Jane Birkin, Bianca Jagger, ABBA et même Bowie se parent de cette pièce qui donne du pouvoir aux femmes et aux hommes, comme une armure ou un déguisement que l’on peut enfiler et ôter très rapidement et ainsi se retrouver presque nu en quelques dégrafés.

Farrah Fawcett en YSL

Les années 80 sont également le retour aux combinaisons plus larges, Naf Naf, célèbre marque française qui habille les adolescentes, innove le vestiaire féminin en proposant les premières combinaisons pantalons en coton léger, très inspirées du Workwear.

Depuis 2010, la combinaison pantalon est une pièce très désirable par les femmes et qui s’est éloignée de sa fonctionnalité originelle. Qu’elle soit inspirée des motards comme chez Chloé cet hiver, revue et corrigée chez Balmain, Marc Jacobs, par Jason Wu ou Madame Diane Von Furstenberg, ou bien encore chinée en denim en fripes, elle est aujourd’hui incontestablement une pièce très sexy du vestiaire féminin.

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